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LE FONDS DU DOYEN MOREL
Société, culture et vie privée

Charité bien ordonnée

En 1816 et 1817, la crise de subsistance qui frappe l'ancien Evêché de Bâle suscite les premiers essais d'élaboration systématique d'une politique de l'assistance par l'Etat. Le siècle sera dès lors marqué par l'uniformisation progressive de l'assistance, l'apparition d'institutions et finalement des premières assurances sociales qui la remplaceront.
Fondée en 1816 sous l'impulsion du gouvernement bernois par le grand bailli May et présidée par le doyen Morel, la Caisse centrale des pauvres du district de Courtelary constitue une première étape décisive. La caisse, alimentée par diverses taxes, amendes et collectes, soutient les communes dans l'assistance aux démunis et prévient ainsi la mendicité. Bientôt, elle donne naissance à des institutions spécifiques pour le district : hôpital (1850), orphelinat (1862), hospice des vieillards (1864).
La vision de la précarité évolue. L'organisation plus méthodique de la politique d'assistance, fondée notamment sur la distinction entre « bons » et « mauvais » pauvres, doit permettre de distribuer des secours à bon escient. Le doyen Morel n'est guère favorable à la solution de l'encouragement à l'émigration qui a cours en 1817, il a foi dans les vertus de la morale, de la responsabilité individuelle et du travail.
« Dans tout état bien organisé, où l'on tend à la moralité, ne faut-il pas que le travail soit envisagé comme la première source d'où toutes les classes de la Société doivent attendre leur existence ? »


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