Mémoires d'Ici
UNE DOUBLE MISSION: CONSERVER ET METTRE EN VALEUR LE PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL DU JURA BERNOIS 

Nouvelles

Photographie non identifiée

23 Fév 2017

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Nouveau carnet d'images

Actualités Mémoires d'Ici - 09 Fév 2017

 

Il était poète - et photographe aussi. Elle était photographe - mais a écrit les textes de ses livres. Simone Oppliger photographie Gustave Roud à deux reprises en 1973, à l'occasion d'une émission de radio à Lausanne, et 1974, chez lui à Carrouge. L'écrivain a 77 ans. Reconnu par ses pairs, il se sait arrivé bientôt au terme de son œuvre. La photographe n'a pas encore publié le livre qui révèlera son talent : Quand nous étions horlogers, témoin d'un monde - celui de son enfance - emporté par la crise.


Les photographies de ces rencontres font partie des portraits les plus connus de Gustave Roud. Pour compléter les images déjà publiées, Mémoires d'Ici a retrouvé les négatifs, dont une sélection est présentée ici. La succession des prises de vue révèle, au sens propre, une recherche : celle d'une photographe qui écrit son sujet par la lumière et les ombres. Elle montre aussi un cheminement : celui d'une jeune femme vers un vieil homme, celui d'une photographe vers un écrivain, celui d'une artiste vers un artiste.

 

 

Découvrez le nouveau carnet d'images consacré à Gustave Roud, réalisé à partir des photographies du Fonds Simone Oppliger, conservé à Mémoires d'Ici.

Gustave Roud photographié par Simone Oppliger, chez lui à Carrouge en 1973
© Mémoires d'Ici, Fonds Simone Oppliger

Femmes au sommet

Le document du mois - 21 Jan 2017

Photographie : Course au Schilthorn, taille : 7 x 11 cm, date : 23 et 24.08.1930, Fonds CSFA, Saint-Imier


Une femme est incapable de résister à la rudesse de la montagne... C'est du moins ce que semblaient penser les montagnards du Club alpin suisse (CAS), dont les femmes furent exclues jusqu'en 1980.

Ce préjugé est démenti dès 1918, à la fondation du Club suisse des femmes alpinistes (CSFA). Son but est de donner la possibilité aux femmes de pratiquer ensemble la randonnée, l'alpinisme et le ski, ainsi que de développer leur intérêt pour les Alpes suisses et la nature. Les Jurassiennes ne sauraient rester à l'écart de l'élan qui s'empare des Suissesses : une section imérienne voit le jour en 1926, la vingt-et-unième. En 1933, les 75 ambitieuses clubistes font construire leur chalet à Mont-Soleil, « La Jonquille ».

Sur cette photographie de 1930 d'une course au Schilthorn, sommet des Alpes bernoises culminant à 2970 m, les alpinistes jurassiennes s'autorisent une halte à un endroit où la vue sur les montagnes environnantes est remarquable. Les sacs à dos reposant sur le sol nous donnent une idée de l'effort nécessaire à l'ascension d'un sommet alpin.

En 1980, CSFA et CAS fusionnent au niveau national. La section féminine imérienne subsiste pourtant sous le nom de CAS Mont-Soleil jusqu'en 2013, date à laquelle elle est intégrée au CAS Chasseral.

Le fonds de la section de Saint-Imier du CSFA est conservé depuis peu à Mémoires d'Ici.


Eloi Marchon et Raphaël Becker

 

Descriptif et inventaire du fonds d'archives

Que l'année 2017 vous soit heureuse!

Actualités Mémoires d'Ici - 20 Déc 2016

Photo: L. Froidevaux et A. Pape de Tavannes en motocyclette, non daté. Mémoires d'Ici, Famille Paule et Henri Schneider

 

Fermeture hivernale : samedi 24 décembre 2016  - dimanche 8 janvier 2017

Quand les cotisations s'élevaient à 60 centimes par mois !

Le document du mois - 07 Déc 2016

La Société mutuelle des émailleurs et peintres du district de Courtelary est fondée à Saint-Imier le 11 novembre 1868. Elle a pour but de créer un fonds de secours pour les ouvriers en cas de maladie. La mise d'entrée est alors de 2 francs, la cotisation mensuelle s'élevant à 60 centimes.
Dès 1870, les ouvriers manifestent un nouvel esprit de cohésion qui se traduit par l'adhésion de la Mutuelle à la Société de résistance pour le district de Courtelary (fonds de grève) et la création au sein de la Mutuelle d'une « Caisse pour cas imprévus ». Durant presque deux décennies passablement mouvementées, la Mutuelle fonctionne comme une corporation ouvrière, faisant valoir les droits des ouvriers face aux patrons, imposant à ses membres le respect des tarifs minimaux. En 1873, le Comité central des associations d'émailleurs priera d'ailleurs les ouvrières de la branche d'adhérer elles aussi à une association « collatérale ».
En 1886, après avoir proposé la création d'une « chambre syndicale des émailleurs du district » distinct, la Mutuelle révise ses statuts et se concentre sur son but originel : servir des prestations de secours en cas de maladie qui constitue la seule sécurité avant le développement du système d'assurance au XXe siècle.
Dans les statuts révisés de 1951, la société a pris le nom de « Société de secours en cas de maladie des faiseurs de cadrans Saint-Imier », ou plus simplement « Mutuelle des faiseurs de cadrans ». Basée à Saint-Imier, elle est ouverte aux Suisses de toutes professions, âgée de 17 à 45 ans, jouissant d'un bon état de santé et d'une bonne réputation.
Après avoir compté une centaine de membres, la Mutuelle décline lentement dans la seconde moitié du XXe siècle, bien qu'elle ne cesse de verser une modeste contribution à ses membres (5 francs par jour d'hospitalisation) jusqu'à sa dissolution, prononcée le 11 mars 2016. Le comité choisit alors de répartir sa fortune de 22 000 francs entre huit institutions régionales d'utilité publique.

Le fonds d'archives de la Mutuelle est accessible à Mémoires d'Ici.

 

La tête dans les étoiles

Le document du mois - 24 Nov 2016

L'observatoire du pasteur Jean-Louis Herzog à La Ferrière
Plaque photographique pour la projection, non datée, 9 x 10 cm
© Mémoires d'Ici, Fonds Erich Brunner

Mémoires d'Ici a reçu du pasteur Erich Brunner de Bévilard le prêt de 551 plaques de verre et un projecteur.

Il s'agit de la diathèque du Pasteur Jean-Louis Herzog, de la Ferrière. Celui-ci a constitué cette collection pour illustrer les conférences scientifiques ou encyclopédiques qu'il organisait. De nombreux thèmes y sont représentés : astronomie, sciences naturelles, art religieux, villes et monuments suisses, volcans et tremblements de terre, guerres balkaniques, etc.

Jean-Louis Herzog naît en 1875 à Neuchâtel. Grandissant au sein d'une famille pieuse, il a très tôt le sentiment que Dieu l'appelle à exercer le ministère pastoral.

Consacré en 1899, après des études à Neuchâtel et à Berlin, il est tout d'abord chapelain de l'Hôpital de Pourtalès à Neuchâtel, puis pasteur intérimaire à Chézard-St-Martin, Fleurier, Môtiers, St-Blaise et Chardonne (Vaud).
De 1904 à 1911, il dirige l'Eglise libre de Tramelan, remplace le pasteur Guye de Neuchâtel jusqu'en mars 1912, puis exerce en France à Seloncourt. En 1913, il revient dans le Jura bernois, où il achève sa carrière pastorale.
De 1913 à 1928, il est pasteur à La Ferrière et de 1928 à 1941, à Bévilard. Retiré à Corcelles (NE), il y décède en 1943.

Membre de l'Emulation jurassienne, il est président de la section de la Prévôté. Les domaines les plus divers des sciences naturelles l'intéressent mais l'astronomie est la science qu'il cultivait le plus.
Il est membre de la société d'astronomie de France et donne chaque jour, de sa station d'observation de La Ferrière, des renseignements précis à l'office météorologique.

Toute sa vie, il s'intéresse activement à la jeunesse. Alors qu'il séjourne à St-Blaise, il est agent cantonal des Unions cadettes neuchâteloises. En 1909, il représente les Unions chrétiennes du Jura au congrès universel de ces associations. Plus tard, il apporte une active collaboration au mouvement scout. Il préside le corps des Éclaireurs jurassiens, puis l'ensemble de cette association suisse.

Il est président du Dispensaire antituberculeux du district de Moutier, après avoir été fondateur de celui du district de Courtelary, président de la Croix-Rouge du district de Courtelary, membre de la direction de l‘Hôpital de Moutier, inspecteur d'assistance de l'arrondissement de Saint-Imier, membre de Pro Juventute et créateur de l'Œuvre pour la vieillesse au Jura.

L'intégralité des plaques de verre est désormais numérisée et intégrée à notre base de données photographiques. Les documents iconographiques seront prochainement disponibles en ligne, sur notre site Internet.

Sources: SIMON, Charles (fils). « Le pasteur Jean-Louis Herzog ». Trait d'Union jurassien, no 5, mai 1943

 

Chère Mobilière...

Le document du mois - 15 Nov 2016

« Plan de Villeret pour l'assurance mobilière suisse, avril 1895 », 1:2500, 32 X 47 cm
(Source : Fonds La Mobilière, Saint-Imier)

La nuit du 21 au 22 septembre 1889, un violent incendie détruit un groupe de cinq maisons du Coin-Dessous, à Villeret. Une partie du mobilier de quelques familles seulement a pu être sauvé. Ceux auxquels rien ne reste sont justement les personnes non assurées.

La Société d'assurance suisse contre l'incendie du mobilier (La Mobilière) est pourtant active depuis 1826. Première assurance privée du pays, elle n'est guère populaire au XIXe siècle, tout comme l'Assurance des bâtiments contre l'incendie (AIB) mise en place dans le canton en 1806. Malgré le risque majeur que constitue l'incendie pour les villes et villages suisses en phase d'industrialisation, les sinistrés préfèrent compter sur la charité et la solidarité de la collectivité.

En 1861, l'incendie de Glaris détruit près de 600 bâtiments de la ville. Il provoque un véritable électrochoc dans toute la Suisse et, dans la foulée, la naissance de nouvelles assurances privées. Les Jurassiens assureront désormais un peu plus volontiers leurs biens, avec pour conséquence imprévue une recrudescence suspecte des incendies en 1868 !
De leur côté, les autorités bernoises légifèrent et rationnalisent. L'AIB devient ainsi obligatoire en 1881 ¬ malgré le refus des Jurassiens. En 1897, le canton renouvelle les prescriptions en matière de police du feu, codifiant de manière uniforme la lutte contre l'incendie sur tout le territoire et dans ses moindres détails.

A Saint-Imier, le bureau de La Mobilière fait relever les plans des villages de la région entre 1895 et 1897. Il s'agit de mettre en évidence les dispositifs d'intervention disponibles (fontaines, puits, réservoirs, hangars des pompes), les risques spécifiques (à Orvin, on précise qu'il n'y a plus de bardeaux sur les toits), les bâtiments à protéger, classés selon leur fonction et leur valeur (bâtiments artisanaux et industriels, édifices publics, fermes, constructions en projet, etc.). Témoignages de l'évolution de l'assurance-incendie et de la lutte contre les incendies, ces documents permettent également de saisir le processus d'industrialisation et les transformations urbanistiques qui marqueront durablement de nombreux villages.

Inventaire des plans remis par le bureau imérien de La Mobilière à Mémoires d'Ici

 

 


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