Mémoires d'Ici
UNE DOUBLE MISSION: CONSERVER ET METTRE EN VALEUR LE PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL DU JURA BERNOIS 

Nouvelles

Vernissage de l'ouvrage de daniel de roulet : dix petites anarchistes - jeudi 4 octobre 2018

Actualités Mémoires d'Ici - 13 Sep 2018

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage de l'ouvrage de 

Daniel DE ROULET, Dix petites anarchistes

Jeudi 4 octobre à 19h30, dans la Salle des Rameaux, rue du Midi 1 à Saint-Imier, en présence de l'auteur.

 

Ce roman historique relate les trajectoires de dix femmes courageuses qui, en 1873, décident de quitter la petite ville de Saint-Imier où la population vit difficilement d'une industrie horlogère alors précaire. Mues par les idées anarchistes qu'a défendues Bakounine une année plutôt à Saint-Imier, elles décident d'émigrer en Amérique du Sud, rêvant d'y établir une communauté où règnerait « l'anarchie à l'état pur ». 

Les jeunes femmes partent toutes en possession du même trésor de guerre : une montre Longines 20A. 

 

L'ouvrage sera en vente sur place le 4 octobre. 

 

Architecte de formation, né à Genève, Daniel de Roulet est l'auteur d'une « saga nucléaire » forte de dix romans (dont Le Démantèlement du cœur, Buchet/Chastel, 2014) et d'un essai, Tu n'as rien vu à Fukushima (Buchet/Chastel, 2011). En plus de son œuvre romanesque, traduite en plusieurs langues, il a écrit de nombreuses chroniques, comme Légèrement seul et Tous les lointains sont bleus (Phébus, 2013 et 2015). Son dernier livre, Quand vos nuits se morcellent. Lettre à Ferdinand Hodler(Zoé, 2018), a reçu un bel accueil de la critique et du public.

Guerre et paix dans le jura bernois - mercredi 29 août à Tramelan (CIP)

Actualités Mémoires d'Ici - 28 Aoû 2018

Vous êtes cordialements invités à la conférence donnée par Sylviane Messerli, 

mercredi 29 août à 19h30 au CIP à Tramelan

https://www.cip-tramelan.ch/AgendaSync/Details/Conference-Guerre-et-paix-dans-le-Jura-bernois-

Annonce de la signature du Traité de Versailles à Saint-Imier, 28 juin 1919, Mémoires d'Ici, Fonds Carlo Weber

Terre natale du Prix Nobel de la Paix Albert Gobat, le Jura bernois est souvent présenté comme une région bénéficiant d'une expérience en matière de paix et de résolution de conflits. Le refuge des anabaptistes sur ses hauteurs à défricher ou l'hospitalité accordée aux internés des Première et Seconde Guerres mondiales ont ancré l'idée d'une tradition d'accueil.
Mais comment ces villages, d'abord essentiellement agricoles, ont-ils subi les guerres qui ont longtemps marqué leurs vies autant que les épidémies et les mauvaises récoltes ? Quelle image des combats, mais aussi de la paix, leurs jeunes hommes ont-ils rapporté au pays en rentrant de leur service auprès de puissances étrangères ?
La lecture de quelques documents conservés à Mémoires d'Ici, centre de recherche et de documentation du Jura bernois, apportera un éclairage sur ces questions.

Document du mois : Les Amis de la Nature dans le Jura bernois

Le document du mois - 14 Aoû 2018
Ne devient pas un Ami de la Nature qui veut dans les années 1940, à Saint-Imier comme partout ailleurs

Née à Vienne en 1895, l'Union touristique des Amis de la Nature souhaitait alors promouvoir des loisirs susceptibles de régénérer le corps et l'esprit des nouveaux travailleurs de l'industrie. Contrairement à d'autres mouvements nés à la même époque et exprimant le vœu d'un retour à un mode de vie naturel, cette société s'adressait, sinon aux ouvriers, du moins aux partisans du socialisme. Le mouvement s'implanta en Suisse dès 1905, une section locale vit le jour à Saint-Imier en 1909.

Pour obtenir sa carte de membre, cet aspirant Ami de la Nature admet s'engager dans une « société culturelle basée sur les principes du socialisme » et qui a pour devoir de « faire ressortir clairement cette tendance chaque fois que l'occasion s'en présente ». Le « bourgeois » en est d'ailleurs explicitement exclu par les statuts de 1938. 

 



Carte de membre d'un Ami de la Nature St-Imier, avec timbres de cotisations 1946 et 1947 en esperanto: « Naturamikoj ».

 

 

Les mêmes statuts nous renseignent sur les buts généraux de la société : inculquer à ses membres « la vraie solidarité, basée sur le sentiment de la communauté socialiste [...], développer le peuple ouvrier physiquement et moralement par des excursions, l'alpinisme et des voyages en vue de l'amener à une conception raisonnable de la vie sociale. » 

La section locale imérienne s'installe d'ailleurs dans la Maison du peuple en 1926, aux côtés de sociétés « sœurs » comme le Cercle ouvrier, le parti socialiste et les fanfares et chorales ouvrières. 

Les « camarades » organisent ensemble la manifestation annuelle du 1er mai, des conférences et projections de film. Ils concoctent surtout les activités de loisirs qui répondent à leurs besoins de délassement et de sociabilité : les « soirées familières » et la piste de jeu de boules de la Maison du peuple ont grande réputation.

 

Le dimanche, les Amis de la Nature de Saint-Imier et leurs familles s'échappent dans leur chalet du « Berg frei », inauguré en 1931 au Mont-Soleil. À l'occasion, ils mettent sur pied des courses plus longues, dans les Alpes, à la campagne ou en ville. Elles leur permettent d'aller à la rencontre d'autres Amis et « camarades » qui ne manqueront pas de les héberger et de leur faire honneur, à grand renfort de discours, cortèges et soirées dansantes. 

Ces virées festives peuvent se muer en « excursions sociales », telle celle qui emmena le 11 septembre 1948 83 membres de la Musique ouvrière et des Amis de la Nature dans les quartiers ouvriers de Mulhouse. 

 

Les archives des Amis de la Nature, du Cercle ouvrier et des Musiques ouvrières ont été partiellement conservées dans les combles de la Maison du peuple jusqu'au moment de sa rénovation en 1989. Elles sont aujourd'hui accessibles à Mémoires d'Ici sous la mention « Cercle ouvrier-Maison du peuple Saint-Imier ».

© Fonds Cercle ouvrier-Maison du peuple, Mémoires d'Ici

 

Vacances du lundi 16 juillet au dimanche 12 août 2018

Actualités Mémoires d'Ici - 12 Jul 2018

Collections Mémoires d'Ici

Nous nous réjouissons de vous retrouver au mois d'août et vous invitons à réserver d'ores et déjà les dates de nos prochaines manifestations:

Mercredi 29 août 2018, à 19h30 au CIP à Tramelan: Guerre et paix dans le Jura bernois, conférence de Sylviane Messerli 

Jeudi 27 septembre 2018, à 20h00 à la Bibliothèque régionale de Tavannes: Voyager par les livres anciens, conférence de Sylviane Messerli

Jeudi 4 octobre 2018, à 19h30 dans la Salle des Rameaux à Saint-Imier: vernissage et lecture du nouvel ouvrage de Daniel de Roulet

Couleurs d'été dans la région - carnet d'images

Actualités Mémoires d'Ici - 05 Jul 2018

© Mémoires d'Ici, Familles Calame-Rosset

L'émission de la Télévision suisse romande Couleurs d'été s'arrêtera à Cortébert (18 juillet 2018), à Bienne (3 août 2018) et au Chasseral (6 août 2018). A cette occasion, Mémoires d'Ici a préparé un carnet réunissant quelques images anciennes de ces lieux. Vers le carnet

A vous de compléter les dossiers en plaçant sur Notrehistoire.ch des photographies contemporaines de ces lieux selon le même point de vue et dans un même cadrage !

Bel été !

 

De la difficulté d'être organiste...

Actualités Mémoires d'Ici - 13 Jui 2018

Il est parfois difficile d'être reconnu comme musicien au village, même lorsqu'il s'agit d'assurer l'entretien du chant religieux !
En témoigne cette lettre adressée en 1841 au Doyen Morel et à la paroisse de Corgémont et Cortébert. L'organiste J. Villoz se plaint de son salaire de misère, alors qu'il a passé des centaines d'heures à exercer son art et qu'il a acheté lui-même un piano pour se perfectionner. Avec son salaire de 50 francs annuels, il est le moins bien payé de ses collègues - de Péry ou de Saint-Imier, sans parler de ceux de Berne ou de Bienne ! Pour lire la lettre complète : transcription (PDF)

Mémoires d'Ici, Fonds Doyen Morel (Commune de Corgémont)

La Charrière de l'Envers à Cortébert : retard de paiement

Actualités Mémoires d'Ici - 30 Mai 2018

Dans le récit qu'il nous offre de l'histoire de Cortébert, Frédy Geiser mentionne plusieurs fois les « charrières » du village, ces voies par lesquelles un char ou une charrette doit pouvoir passer. Ces chemins donnent accès aux pâturages des montagnes, où estive le bétail ; ils permettent aussi l'exploitation des forêts. Longtemps aménagés au pic et à la pelle, ils sont l'objet de soins importants et coûteux.

En témoigne cette lettre écrite en 1825 par le maire de Cortébert, D. F. Bourquin, à Charles-Ferdinand Morel : le beau-père du Doyen, Jonas de Gélieu, tarde à payer sa quote-part des réparations apportées à la Charrière de l'Envers, malgré le gain évident qu'en retirent ses fermiers. Face à ce retard de paiement, la Commune ne peut que menacer de recourir à la justice - et demander au Doyen Morel d'intervenir. Retranscription (PDF)

Mémoires d'Ici, Fonds Doyen Morel (Commune de Corgémont)


Cette lettre fait partie des documents qui seront présentés par Mémoires d'Ici à l'occasion du vernissage du livre de Frédy Geiser, Cortébert. Récit, Images, Repères (Intervalles N° 110, printemps 2018). Un diaporama d'images anciennes du village sera également projeté.


Le jeudi 31 mai 2018, 20 heures, à la Salle polyvalente de Cortébert.


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Rue du Midi 6
2610 Saint-Imier
T 032 941 55 55
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